Sama Alshaibi
Carry over




















Carry Over examines how Orientalist photography helped construct and circulate fantasies of Middle Eastern and North African women during the late nineteenth and early twentieth centuries. Working with albumen, photogravure, gum oil, blind embossing, and sculptural props, Alshaibi reenters the visual language of the studio portrait to expose how photography participated in systems of domination, extraction, and desire.
The project recalls historical images of women posed with vessels, textiles, and other so-called Oriental props, but shifts their logic. In Alshaibi’s photographs, the carried objects become excessive and physically impossible: a vessel becomes a wasp’s nest or grenade, stacked forms tower over the body, and objects associated with service or ornament become signs of pressure, endurance, and threat.
Rather than repeating the passive figure produced by the Orientalist archive, Carry Over transforms the subject into an active body negotiating the burdens placed upon her. The work asks what histories are carried through representation, and how the body might refuse or survive them.
« Carry Over » examine comment la photographie orientaliste a contribué à construire et à diffuser des fantasmes sur les femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. En utilisant l’albumine, la photogravure, la gomme à l’huile, le gaufrage à froid et des accessoires sculpturaux, Alshaibi revisite le langage visuel du portrait en studio pour mettre en lumière la manière dont la photographie a participé aux systèmes de domination, d’exploitation et de désir.
Le projet fait écho à des images historiques de femmes posant avec des récipients, des textiles et d’autres accessoires dits « orientaux », mais en renverse la logique. Dans les photographies d’Alshaibi, les objets portés deviennent excessifs et physiquement impossibles : un récipient se transforme en nid de guêpes ou en grenade, des formes empilées dominent le corps, et les objets associés au service ou à la décoration deviennent des signes de pression, d’endurance et de menace.
Plutôt que de reproduire la figure passive issue des archives orientalistes, « Carry Over » transforme le sujet en un corps actif qui négocie les fardeaux qui lui sont imposés. L’œuvre s’interroge sur les histoires véhiculées par la représentation, et sur la manière dont le corps peut les refuser ou y survivre.