Loredana Nemes
GRAUBAUM UND HIMMELMEER







































Over the course of four years and just as many seasons, she photographed the Jasmund beech forest on Rügen. What began as a leisurely stroll became an impressive, long-term photographic study of this ‘forest sea landscape’. The resulting images are a celebration of the beauty and tranquillity, the power and, at the same time, the fragility of this graceful landscape. Nemes guides us through the changing seasons, telling of the dialogue between the elements, the magic of the mist, the clouds and the light. Undoubtedly, the beech trees at the Königsstuhl also reminded Loredana Nemes of the beech forests of her childhood in the Romanian Carpathians, thus explaining the deep emotion expressed in her images. (Press release: Hartmann Project)
“Breathing is easier in Sassnitz. The light is brighter there, and in May the leaves rest on the slender twigs like butterflies. The ground around the beech trees is closer, and there is no need to flee. The muscles relax. Grey trees that know me, for I come from the Carpathian ridge, from the beech-covered land I left behind. In Sassnitz, there is still a sea at the edge of the forest. It cannot snap at me. It reflects the light and knows all shades of grey. Then we stand at this edge with arms and branches and roots that grasp and nourish one another, and nothing hurts anymore.”
Loredana Nemes
Pendant quatre ans et autant de saisons, elle a photographié la forêt de hêtres de Jasmund, sur l’île de Rügen. Ce qui avait commencé comme une simple promenade s’est transformé en une impressionnante étude photographique à long terme de ce « paysage forestier marin ». Les images qui en résultent célèbrent la beauté et la tranquillité, la puissance et, en même temps, la fragilité de ce paysage gracieux. Nemes nous guide à travers les saisons, nous racontant le dialogue entre les éléments, la magie de la brume, des nuages et de la lumière. Sans aucun doute, les hêtres du Königsstuhl ont également rappelé à Loredana Nemes les forêts de hêtres de son enfance dans les Carpates roumaines, ce qui explique l’émotion profonde qui se dégage de ses images. (Communiqué de presse : Hartmann Project) « On respire mieux à Sassnitz. La lumière y est plus vive, et en mai, les feuilles reposent sur les fines brindilles comme des papillons. Le sol autour des hêtres est plus proche, et il n’y a pas besoin de fuir. Les muscles se détendent. Des arbres gris qui me connaissent, car je viens de la crête des Carpates, de la terre couverte de hêtres que j’ai laissée derrière moi. À Sassnitz, il y a encore une mer à l’orée de la forêt. Elle ne peut pas m’attaquer. Elle reflète la lumière et connaît toutes les nuances de gris. Alors nous nous tenons à cette lisière, les bras, les branches et les racines s’enlaçant et se nourrissant les uns les autres, et plus rien ne fait mal. »
Loredana Nemes